<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Extraits de Tokyo Rhapsodie</title><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/</link><description>Les meilleures pages du roman Tokyo Rhapsodie, commentées par l&apos;auteur. A voir également, http://antoinemisseau.canalblog.com/ pour plus de détails sur la création littéraire.
Attention, tout le matériel publié ici est couvert par le droit d&apos;auteur.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 08 Sep 2008 09:02:03 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>XII. LES FEUX D’ARTIFICES EN ÉTÉ - Part. 2</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/29/9428210.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/29/9428210.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9428210/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/29/9428210.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le nez pointé vers l&apos;intimité de la jeune fille assise devant lui, Seiji tendit un doigt vers la fente. Le sexe déjà humide s’ouvrit sans effort.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Y a pas à dire, t’en as envie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne lui laissa pas le temps de protester.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— T’es mouillée comme une huître fraîche. Allez, t’inquiète pas, je vais bien m’occuper de toi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Joignant le geste à la parole, il prit la boucle d’oreille et se la fourra dans la bouche. Yu-Chan ferma les yeux mais il la rappela à l’ordre d’une tape sur le genou.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Tu veux ta boucle et tu vas l’avoir, et plus profond que tu ne le crois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La boucle posée sur sa langue éraillait bizarrement sa voix. Il approcha à nouveau le visage de l’entrecuisse de Yu-Chan. Prenant le ton des enfants sages à la cantine, il se souhaita bon appétit et il entra sa langue dans la fente offerte. Il commença à lécher le pourtour des lèvres à peine auréolé d’un duvet noir. La fille tressaillait à chaque fois que la boucle de métal touchait ses chairs exposées, mais ne faisait aucun effort pour échapper à la caresse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle ne put réprimer un soupir quand la langue, enhardie, plongea dans sa fente et remonta le sillon, toujours plus haut. Ce voyou s’y entendait et il trouva le clitoris, qu’il fit sortir d’un coup de langue avant d’ouvrir la bouche pour aspirer les chairs roses dans une longue succion. Reprenant son souffle, il commença à jouer avec le petit bouton maintenant tout gonflé, s’amusant à l’agacer avec la boucle qu’il gardait sur le bout de sa langue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Yu-Chan l’expérience était trop forte. Le visage défait, elle n’osait pas regarder cette tête la léchant entre les cuisses. Elle ne voulait pas voir non plus le motif de son kimono sur son bas-ventre, des ballons et des cerfs-volants, qui, il y a une heure encore, lui plaisaient follement et qui, maintenant, semblaient appartenir à un autre monde. Son corps la trahissait, des spasmes la faisaient gémir, et la langue n’arrêtait toujours pas. Elle sentit cette sensation monter en elle, un plaisir comme jamais elle n’en avait connu. Ce fut une fusée lancée dans le ciel, et l’orgasme la bouleversa. Ce fut une explosion pareille à celles qui se déchaînaient dans la nuit au-dessus d’elle. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le garçon se redressa comme à regret et lui tendit la boucle, mais la jeune fille fit doucement non de la tête. Le corps encore brisé par l’orgasme qu’elle venait de connaître, elle le supplia de ne pas partir, de ne pas la laisser. Cela sembla toucher le garçon, sa voix se fit douce quand il lui demanda si c’était vraiment ce qu’elle voulait. La réponse était évidente.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Baissant son pantalon d’ouvrier et son caleçon, il révéla son sexe en pleine érection. Il souleva Yu-Chan comme si c’était une fragile poupée de porcelaine. Les membres encore engourdis par la commotion, elle le laissa faire. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il passa dans son dos et, la maintenant toujours à bout de bras, il s’assit sur la balançoire. Sa verge dressée pointait vers la fille. La prenant à bras le corps il la fit asseoir sur ses genoux. Elle était plus petite que lui et il se retrouva le nez dans ses cheveux. D’être aussi près, il pouvait sentir son parfum. La peau de sa nuque semblait très blanche, fragile, et l’envie qu’il avait d’être doux avec elle redoubla. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Délicatement, il glissa sa main dans la manche du kimono, sentant la petite frémir alors qu’il effleurait son bras en remontant vers sa poitrine. Il lutta un instant contre le soutien-gorge matelassé, mais parvint à poser sa main en dessous, directement sur le sein. Il sentait le cœur affolé de la jeune fille battre sous ses doigts. Tout son corps tremblait.&lt;br /&gt;De son bras encore libre il l’enlaça doucement et glissa sa main entre les cuisses blanches qui émergeaient du kimono retroussé. Il retrouva immédiatement le chemin de la tendre ouverture qu’il avait excitée de sa langue auparavant. Elle était humide, tout l’entrecuisse de Yu-Chan était moite de transpiration et de l’eau claire de son sexe. Il ouvrit les petites lèvres avec le pouce et l’index, et la fille se mit immédiatement à gémir. Prenant alors son sexe à la base du gland, il entreprit de la caresser avec douceur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yu-Chan revenait lentement à elle. Au loin la pétarade du feu d’artifice continuait. Le garçon titillait son téton du bout des doigts tandis qu’avec sa verge il branlait le petit bouton de son clitoris, réveillant patiemment son désir. Quand enfin il la sentit prête, il se glissa en elle. Elle eut un sursaut et agrippa des deux mains les chaînes de la balançoire. Il la sentit se tendre ; son gland était à l’intérieur, c’était chaud, humide, étroit. Il donna un coup de reins, poussant en avant tandis que de ses deux mains il plaquait la fille contre lui. Elle eut un étrange sanglot, il poussa encore. Jamais il n’avait été dans un orifice si serré et si brûlant. Luttant contre l’envie de décharger, il se força à aller et venir lentement, conscient des palpitations de son membre dans ce fourreau de chair. Il accéléra le rythme sans hâte. Yu-Chan, qui avait d’abord gémi, criait maintenant. C’était bon, c’était incroyablement bon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il sortit d’elle une seconde avant l’explosion finale, et d’une bourrade il la poussa à terre. Soulevant son kimono, il révéla une croupe blanche et immaculée, un peu opalescente sous la clarté diffuse, et sans attendre il déchargea dessus, l’aspergeant de sperme, jet après jet. Elle, à quatre pattes, les mains et les genoux salis de terre, attendait en silence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans la regarder, il jeta à ses pieds la boucle d’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Tiens, tu l’as bien méritée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois seule, Yu-Chan n’avait plus su si elle devait pleurer ou rire. Ce garçon était à la fois un cadeau merveilleux et un mufle de la pire espèce. La solitude finit par l’emporter et des larmes commencèrent à couler sur ses joues longtemps après que le bruit des pas du garçon se fut évanoui dans la nuit. Elle pouvait sentir le sperme gluant lui couler lentement le long des fesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Est-ce que je suis une mauvaise fille, maman ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle avait interrogé l’obscurité, éperdue. Le filet de semence qui coulait toujours avait atteint son entrecuisse moite et souillée. Haut dans le ciel une ultime fusée sifflait, laissant derrière elle une traînée rougeâtre.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/22/9427642.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Suivant
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 29 Aug 2008 15:49:00 GMT</pubDate></item><item><title>XI. LES FEUX D’ARTIFICES EN ÉTÉ - Part. 1</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/22/9427642.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/22/9427642.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427642/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/22/9427642.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’était une soirée d’été. Les cigales stridulaient dans une chaleur moite qu’aucun vent ne venait rafraîchir, mais Yu-Chan s’en moquait. Elle portait un kimono de coton qu’elle avait acheté spécialement pour voir le feu d’artifice ce jour-là. Elle était partie avec Maiko, à pied, et les jeunes filles s’étaient acheté une glace à la supérette ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elles avaient marché le long de la rue. C’est seulement là que Yu-Chan s’était aperçue qu’elle avait perdu sa boucle d’oreille. Pendant des semaines elle avait supplié sa mère pour pouvoir porter cette paire d’anneaux. Elle avait dû insister, parce que sa mère y tenait vraiment beaucoup, et qu’en plus c’étaient des boucles en or. Elle avait réussi à les avoir et voilà maintenant qu’elle en perdait une ! Jamais sa mère ne le lui pardonnerait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Affolée, elle avait commencé à remonter lentement la rue, les yeux au sol, Maiko la suivant de près, inquiète elle aussi. Elles avaient fait plusieurs fois le trajet jusqu’au magasin. Yu-Chan était sûre qu’elle les portait encore toutes les deux en sortant, parce qu’elle s’était regardée dans le miroir près de la porte. Mais après ? Les deux filles fouillaient nerveusement la route du regard. Tout à leurs recherches, elles avaient ignoré la silhouette longiligne du garçon qui s’était baissé à l’entrée du magasin pour ramasser un petit objet brillant. Finalement, à bout de nerfs, Yu-Chan avait dit à Maiko de partir sans elle voir le feu d’artifice :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Vas-y, Maiko-Chan, ça sert à rien que tu restes là. Dis juste aux autres de ne pas m’attendre. Je vais chercher encore un peu.&lt;br /&gt;—Tu es sûre ?&lt;br /&gt;— Oui, vas-y. S’il te plaît.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maiko était partie, et Yu-Chan avait refait une ou deux fois le trajet mais il faisait déjà trop sombre. Tristement elle avait marché, drapée dans son kimono d’été. Quand elle leva la tête, elle se trouvait devant le parc de son enfance. Elle avait retrouvé son sanctuaire. Elle alla sur une des balançoires et s’y assit tristement. Les larmes coulaient toutes seules sur son visage, elle les essuyait d’un geste las avec la manche de son kimono. &amp;quot;Pourquoi suis-je une si mauvaise fille ? se demandait-elle. Que va dire maman quand elle va apprendre que j’ai perdu ses boucles d’oreilles ?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A quelque distance de là, le garçon l’observait. Il portait la tenue des ouvriers sur les chantiers : pantalon ample serré aux chevilles, T-shirt maculé de sueur, serviette éponge nouée sur le haut du crâne. Il avait un visage en lame de couteau, un sourire oblique aux lèvres. Il s’approcha, le sol crissa sous ses pieds et la jeune fille leva la tête. Toujours avec le même rictus aux lèvres, il ouvrit sa main, paume au ciel. Même dans la pénombre, Yu-Chan reconnut la boucle d’oreille de sa mère. Folle de joie, elle sauta à bas de la balançoire, dévidant déjà des remerciements éperdus. Le ton cassant de la réponse la surprit :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Alors c’est bien à toi ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle releva la tête. Il avait refermé le poing et ses yeux étaient deux pierres dures luisant dans le noir. Il reprit :&lt;br /&gt;— Si tu veux la récupérer, il va me falloir une compensation.&lt;br /&gt;— Oui, enfin... C’est que je n’ai pas beaucoup d’argent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle fouillait déjà dans le petit sac de tissu imprimé assorti à son kimono.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— J’te parle pas de ça ! Si tu ne peux pas payer, t’as qu’à me le montrer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle le dévisagea de nouveau, sans comprendre. Elle pouvait sentir la force du garçon, sa détermination. Dans l’air étouffant du parc elle eut brusquement un frisson. Elle croisa les bras, cachant de ses manches son buste encore fluet. Elle bafouilla une question qu’il n’écouta pas. Il s’approcha en lui parlant comme à un petit animal que l’on essaierait d’apprivoiser. Il avançait et elle, instinctivement, elle reculait. Soudain ses jambes heurtèrent quelque chose de dur et se dérobèrent. Sans comprendre comment, Yu-Chan se retrouva assise sur la balançoire. L’homme était à moins d’un mètre, la surplombant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Allez, je ne vais pas te faire de mal. Je veux juste que tu me le montres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yu-Chan faisait non de la tête, et poussa un petit cri quand la main du jeune inconnu empoigna son genou. Au loin, la première détonation du feu d’artifice retentit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Inutile de crier, ma belle, tout le monde est au spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Terrifiée, sans force, elle laissa le garçon écarter ses cuisses et les deux pans de son kimono léger. Le souffle court, la brute s’accroupit devant la jeune fille frissonnante. Faussement grondant, il pointa la culotte blanche, scandant ses paroles et frappant du bout du doigt la motte encore couverte du fragile bout de tissu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— C’est quoi ça ? Hein ? Tu ne sais pas que le kimono se porte sans rien en dessous ? Pas étonnant que tu sèmes tes bijoux ! Dévergondée !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entre chaque apostrophe, il donnait un coup sur le haut de la culotte, et à chaque fois que le doigt touchait le sous-vêtement, Yu-Chan réprimait un sanglot.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Allez, enlève-moi ça.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle essaya de protester, il se contenta de cracher à terre et d’ouvrir sa main ; à l’intérieur il y avait toujours la boucle. Hésitante, elle commença à se tortiller. Ses sanglots hachaient ses paroles, mais on pouvait deviner des mots comme &amp;quot;promesse&amp;quot;, &amp;quot;maman&amp;quot; ou &amp;quot;s’il vous plaît&amp;quot;. Lui gardait la main ouverte, comme pour la narguer. Elle finit par faire glisser sa culotte sur ses jambes. Un dernier effort et sa fente fut complètement visible. Elle se cacha le visage tout le temps qu’il observa son intimité ouverte, le nez en avant comme un chien reniflant un os. Le feu d’artifice se poursuivait, éclairant sporadiquement l’étrange couple de ses lumières bleues, rouges ou vertes.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/15/9427638.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Suivant
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 22 Aug 2008 14:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>X. UN PARC LOIN DE LA GARE</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/15/9427638.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/15/9427638.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427638/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/15/9427638.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;336&quot; width=&quot;174&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Yu_chan&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/94/427832/26666074.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il était dix heures quand Yu-Chan sortit du travail. Ryotaro lui tint la porte, un sourire timide aux lèvres. Ils se connaissaient depuis l’école primaire, et s’étaient suivis jusqu’au lycée. C’était d’ailleurs lui qui lui avait dit de se présenter au restaurant, puisqu’on y cherchait quelqu’un. Elle lui fit un petit signe de la main et courut jusqu’à la voiture de sport blanche garée au bout de l’impasse. Seiji l’attendait, une cigarette au bec, en caressant doucement le volant de son coupé Nissan. Ryotaro la regarda monter avec un pincement au cœur et prit le chemin du retour. Seiji manœuvrait entre les clients éméchés en train de sortir de la myriade de bars tout autour de la gare.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Qui c’était, ce gamin ?&lt;br /&gt;— Oh, juste Ryotaro-Kun. Tu sais, je t’en ai parlé.&lt;br /&gt;—Tu l’as déjà fait avec lui ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le visage de Yu-Chan s’empourpra de colère :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Ça va pas, non ? Avec toi, tout tourne toujours autour de ça.&lt;br /&gt;—Chut, du calme. C’est juste que j’ai vu le regard qu’il te lançait.&lt;br /&gt;Il en peut plus, le mec.&lt;br /&gt;— ...&lt;br /&gt;— Peut-être que je devrais venir à ton boulot un soir, et montrer à ce Ryotaro ce qu’il perd...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Yu-Chan se raidit dans son siège. Elle savait Seiji capable du pire. C’était d’ailleurs peut-être ce qu’elle aimait chez lui, le danger. Elle regarda autour d’elle, ils avaient quitté les néons du quartier de la gare pour entrer dans une zone moins bruyante et plus résidentielle. Il lui fallut un moment pour reconnaître les lieux. La voiture dépassa une minuscule supérette et Seiji se gara devant la grille délabrée d’un parc. Il se tourna vers Yu-Chan qui regardait l’obscurité derrière la grille.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Tu sais où nous sommes ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle fit oui de la tête, et tourna son visage vers lui. Elle avait les yeux brillants, au bord des larmes. C’était là que tout avait commencé. C’était là qu’ils l’avaient fait ensemble, la première fois. Même après tout ce temps, l’émotion était si forte qu’elle faisait comme une boule qui lui montait dans la gorge, prête à exploser en sanglots. Seiji avait sorti une cigarette et désignait un panneau éclairé par ses phares :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Ils vont raser le parc. C’est ce qui est marqué sur l’écriteau. Ça va devenir une barre d’immeubles ici, avec peut-être quelques commerces.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ouvrit brusquement sa portière et sortit de la voiture du côté de la grille, qu’il repoussa à coups de pied. Elle le regardait faire, immobile. Il finit par revenir, coupa le contact et lui fit signe. Un peu hésitante, elle sortit de la voiture elle aussi. Elle sursauta quand le ventilateur se mit en marche avec un bruit sec sous le capot blafard. Seiji s’approcha d’elle et gentiment lui prit la main. Elle se sentait comme une petite fille. Il souleva le grillage et ils se glissèrent à l’intérieur. Elle connaissait bien l’endroit : il avait été un refuge pour elle et, quand elle était petite, elle y venait souvent après l’école. C’est peut-être pour ça qu’elle y était revenue ce jour terrible où elle devint une femme : pour se cacher une dernière fois.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/08/9427635.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/22/9427642.html&quot;&gt;Suivant
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</description><pubDate>Fri, 15 Aug 2008 14:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>IX. UN EXERCICE</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/08/9427635.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/08/9427635.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427635/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/08/9427635.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maiko regardait avec horreur le sabre de bois du professeur se balancer à un mètre d’elle. Elle souffrait. Non seulement la séance sur la poutre avait laissé des marques profondes sur son arrière-train mais, après un moment de grâce dans ses bras, le coach lui avait attaché les poignets à la barre fixe, l’obligeant à se hisser encore et encore. Il l’encourageait, mais ses efforts grossiers pour dissiper sa peur ne faisaient que la renforcer au contraire. Les mains de la jeune fille étaient irritées par la barre de métal, mais elle tenait bon, et de toute manière ses bras étaient liés aux montants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s’approcha d’elle, elle sentait son parfum musqué. Elle ferma les yeux et entrouvrit la bouche. Une fois encore leurs lèvres se soudèrent, il glissa sa langue, explorant, fouillant. Il se recula enfin et lui souffla à l’oreille combien il avait de désir pour elle, combien elle était belle ainsi. Il lui dit aussi que ce qu’il allait faire maintenant lui ferait mal, mais qu’à chaque fois qu’elle se remémorerait cet instant, elle serait plus forte. Il lui dit que sans cela, elle ne serait jamais une grande joueuse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il passa derrière elle et baissa complètement son shorty. Elle ne put retenir un cri. Elle ne savait pas à quoi s’attendre, tendue comme elle l’était dans l’espoir de quelque chose. Elle sentit les deux mains se poser sur ses fesses, les écarter. Puis il y eut une sensation étrange, et quelque chose d’humide effleura sa peau, descendit, atteignit son anus et commença à le pénétrer doucement. Les lèvres du professeur se posèrent sur elle et Maiko comprit que c’était sa langue qui avait exploré ses fesses et qui était en train de percer le trou ridé. Elle cria, protesta. C’était trop sale, trop bizarre. Dans les romans et les mangas qu’elle lisait, cela ne se passait jamais ainsi. Mais le professeur n’en avait cure.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mouillant son index, il le fit entrer dans la rosette, poussant un peu. En dessous le sexe bâillait, mouillé, mais ce n’était pas ce qui l’intéressait. Ressortant son doigt, il cracha cette fois directement sur l’anus avant de le faire rentrer à nouveau. Le sphincter était très serré, pourtant il réagissait à ses caresses et, en prenant son temps, il la fit se détendre. Il n’en était pas à son coup d’essai et il savait la valeur de la préparation dans une sodomie. Maiko, pantelante, se laissait faire, abasourdie par le torrent d’émotions et de sensations qui la submergeait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Finalement le professeur posa son sexe sur elle. Il l’avait couvert d’un lubrifiant un peu froid. La pastille s’ouvrit et se ferma, arrondie après le massage auquel il l’avait soumise. Alors il se pencha vers Maiko, elle sentit son souffle dans le cou et quelque chose s’enfonça en elle. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. Elle sentait les parois de ses fesses s’ouvrir sur l’instrument. Il fit une pause, et elle réprima un frisson. Il poussa à nouveau, et elle cria, de douleur. Cette chose lui faisait mal, ça l’écartelait, et ça ne cessait plus, toujours plus loin, toujours plus gros.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle leva les yeux mais elle ne vit rien ou presque, seules les sensations dans son corps étaient perceptibles, et c’étaient des sensations de douleur. Pourtant, derrière le voile rouge qui recouvrait tout, Maiko se surprenait à ressentir autre chose. Elle se mit à écouter son corps. Le professeur allait et venait, très lentement. A chaque fois, il poussait un petit cri, un &amp;quot;ah !&amp;quot;, et au même moment elle le sentait battre contre son ventre. A chaque aller-retour, cela bougeait au fond d’elle, et, au même rythme, un sentiment s’éveillait en elle. Elle ne savait pas encore comment l’appeler : bestialité, douleur, haine, plaisir ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le coach avait posé les mains sur ses reins et il usait d’elle au gré de ses fantaisies. Elle se tenait à la barre fixe, chaque coup était plus vigoureux que le précédent. Le sentiment en elle avait pris du volume et elle se sentait monter comme un ballon, malgré les liens, malgré la honte, malgré l’envie qu’elle avait de pleurer. Dans un éclair foudroyant le ballon éclata dans ce qui lui sembla être une lumière dorée, et elle jouit, pour la première fois, en tant que femme et amante. Elle cria. Comme s’il n’attendait que ça, le professeur, toujours au creux de ses reins, beugla à son tour en jetant un flot de sperme. Maiko avait réagi formidablement. Son anus était chaud et doux, se contractant au rythme de la pénétration, et elle avait joui, serrant l’anneau de ses fesses à la seconde même où l’homme jouissait lui-même. Il sortit d’elle mais l’orifice resta un moment ouvert, se contractant en vain sur du vide. La fille le regardait, hagarde, et il attendit encore un instant avant de commencer à la détacher.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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</description><pubDate>Fri, 08 Aug 2008 14:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>VIII. DE LA PIPE AU JAPON</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/01/9427625.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/01/9427625.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427625/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/01/9427625.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Daniel avait rejoint Kasumi dans le lit. Elle s’était mise sous les draps et elle le regardait, les yeux brillants d’une invitation muette. Maladroitement, Daniel prit son visage dans la main gauche et l’attira à lui. Ils s’embrassèrent. D’abord timide, elle oublia sa réserve et répondit à son baiser en glissant doucement sa langue contre la sienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quittant un instant sa bouche, Daniel se redressa à moitié et ouvrit les draps en grand, révélant le corps de Kasumi, son ventre plat, ses cuisses longues et fines. Il passa un doigt gourmand sur son épaule, près de son cou, appréciant la douceur de sa peau, son élasticité. Se collant de nouveau à sa bouche comme un noyé manquant d’air, il continua à faire courir son doigt le long du corps de la jeune femme, passant sur le rembourrage du soutien-gorge, descendant vers son ventre. Elle frémit quand il atteignit la zone proche de son nombril. Après avoir goûté une dernière fois à ses lèvres, il se déplaça vers son bassin. Partant de son genou, il remonta sa main à l’intérieur de sa cuisse et atteignit la petite culotte brodée. La bouche sèche, il prit le bout de tissu à deux mains, au niveau des hanches, et le fit glisser, libérant l’odeur un peu âcre de son sexe. Il contempla un instant la fente, ouverte de désir, les lèvres roses, longues et parfaitement dessinées, avec au-dessus le clitoris un peu plus foncé. Les grosses lèvres étaient rasées, et elle n’avait gardé de sa toison qu’un toupet ras et triangulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s’approcha et l’odeur se fit plus forte, l’intérieur palpitait. Pointant sa langue, il la fourra directement dans le trou sombre puis remonta vers le clitoris, lapant tout du long les lèvres déjà couvertes de sécrétions. Tournant un instant la tête, il suça son propre petit doigt et l’introduisit avec lenteur. Elle bougea à peine, mais il entendit son souffle s’accélérer. Il fit sortir l’auriculaire, couvert de ses humeurs poisseuses, et passa la main sous ses reins, comme pour mieux assurer sa prise avant de plonger à nouveau sa langue dans ce sexe qui s’ouvrait comme une bouche. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Doucement, l’air de rien, il tâta la fente des fesses avec l’index et le majeur, et il finit par trouver le trou qu’il y cherchait. En même temps, il s’appliquait à faire sortir le clitoris, et le coquin pointait joliment. Kasumi s’était mise à gémir et sa voix, transfigurée par le plaisir, grimpait dans les aigus. Sans cesser de travailler le bouton de chair de sa langue, il posa son petit doigt sur l’anus de la fille et commença à l’y introduire. Il la sentit se tendre presque instantanément tandis que la fente qu’il suçait devint brutalement inondée. Il poussa encore son petit doigt, léchant tout ce qu’il pouvait. Elle se tortillait et finit par attraper son poignet, luttant pour repousser la main et le doigt qui fouillait ses fesses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il maintenait son bassin contre son visage, mais elle se débattait, haletante. Pourtant, à chaque poussée de son doigt, il la sentait réagir et dégorger un peu plus de son eau. Elle finit par lui échapper et alla s’asseoir à la tête du lit, ses bras enserrant ses jambes repliées.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il fallut à Daniel des trésors de patience pour la ramener à une humeur plus enjouée : ce furent caresses, baisers, promesses de volupté. Elle finit par s’allonger, comme de mauvaise grâce, mais la fente était toujours aussi humide et Daniel eut tôt fait d’y raviver la passion. Il connaissait intimement son corps et sa langue en explora tous les ressorts, n’arrêtant qu’une fois que Kasumi eut crié pour de bon et qu’elle se fut abandonnée, brisée par l’orgasme. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le menton encore humide des sécrétions de la Japonaise, Daniel s’allongea à ses côtés, caressant son sexe dressé. Il se pencha vers elle et lui murmura l’une des rares phrases de japonais qu’il connaissait : &amp;quot;Chinchin o shaburimasen ka.&amp;quot; Dans sa bouche, cela ressemblait plutôt à &amp;quot;Chinchin ! Chat bouilli m’assène, qu’à ?&amp;quot; mais Kasumi eut l’air de comprendre le message.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis son arrivée au Japon, Daniel avait eu maintes fois l’occasion de s’étonner, et de se féliciter, du goût que les filles montraient pour la fellation. Toutes les Japonaises semblaient savoir sucer, et certaines mettaient vraiment du coeur à l’ouvrage. Kasumi par exemple commençait presque toujours par prendre sa verge comme un oisillon tombé du nid, la caressant doucement avant de faire sortir le gland et de le frotter légèrement contre le bas de sa joue. Voir son sexe dressé effleurer ce doux visage aurait pu suffire à le faire jouir et il devait faire de gros efforts pour ne pas lancer sa semence directement sur le visage et dans les cheveux de son amie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle continuait en donnant de petits coups de langue sur le gland, descendant en lapant le frein et le reste de son sexe. Arrivée à la base, elle ouvrait sa bouche et se mettait à sucer la verge sur le côté, comme on le fait avec un esquimau quand on veut d’abord manger le chocolat croquant. Elle remontait alors, mais seulement après avoir bien fait jouer les nerfs de Daniel, et elle avalait goulûment son gland dans un bruit mouillé. Il se demandait parfois comment une bouche si petite pouvait prendre en elle toute l’épaisseur de son désir, mais elle y parvenait. Elle montait et descendait, laissant échapper sans pudeur d’insolents bruits de succion. Parfois Kasumi poussait le jeu assez loin pour qu’il jouisse, prenant le flot de sperme dans sa bouche. Elle se relevait alors un peu et, entrouvrant ses lèvres, elle laissait la semence couler le long de son menton et jusque dans ses mains qu’elle tenait en coupe. Cette vision suffisait souvent à faire bander le Français derechef.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais ce soir Kasumi n’était pas d’humeur à le faire jouir sans compensation. D’un geste elle attrapa l’un des préservatifs sur la desserte et elle en déchira l’enveloppe. Sortant avec précaution la fine pellicule de latex, elle la tendit à Daniel qui entreprit de s’en encapuchonner. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors qu’il travaillait à la lutte contre la surpopulation au Japon, Kasumi se lova contre lui et retira son soutien-gorge. Daniel rechignait à le faire lui-même : une fois le sous-vêtement ôté il ne restait plus grand-chose de la gorge en question. Les seins étaient minuscules ; couronnés d’une aréole d’un brun sombre, ils bombaient à peine. Elle lui souffla doucement dans l’oreille tout en agaçant son téton droit. Daniel, qui se faisait l’effet d’un pédophile quand il regardait ces seins dignes d’une toute jeune adolescente, se concentra sur sa tâche et parvint à dérouler la capote rose.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Kasumi posa ses mains sur la poitrine du garçon et le poussa en arrière, l’allongeant sur les draps froissés. Elle l’enjamba et, rejetant la tête en arrière, elle le glissa en elle. Même à travers la gaine de latex, Daniel pouvait sentir la chaleur et l’excitation de la jeune femme. Elle commença à pousser de petits gémissements, retrouvant cette voix un rien enfantine qu’elle prenait quand il lui donnait du plaisir. Daniel posa ses mains sur les hanches étroites qui se balançaient au-dessus de son bassin, moins pour imposer son rythme que pour sentir le satiné de sa peau. Elle allait comme une folle sur la pointe dressée entre ses cuisses, montant toujours plus haut, explorant les sommets conduisant à l’orgasme. Lui avait descendu un peu les mains pour sentir ses fesses. Elles étaient fermes, dures, et tendues dans l’effort qu’elle faisait pour venir. Il n’osa pas explorer le sillon et se contenta de les caresser délicatement. Elle était en train de jouir, elle poussa un ultime cri puis sortit hors d’elle le sexe toujours intact du garçon.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Saisissant la capote par le renflement pointant au-dessus du gland, elle l’arracha sans hésitation. Ignorant la douloureuse tension de Daniel, elle prit son sexe dans sa bouche, ne gardant que le bout lisse du gland contre ses lèvres, titillant le méat de la pointe de sa langue tout en caressant vigoureusement la verge de sa main droite. Daniel eut à peine le temps de réaliser ce qu’elle faisait qu’il jouissait dans sa bouche. Elle le regardait, ses yeux avaient seulement une expression de curiosité, avec au fond des pupilles quelque chose de froid, tandis que Daniel aspergeait de sperme sa bouche chaude comme l’enfer.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/25/9427617.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/08/9427635.html&quot;&gt;Suivant
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</description><pubDate>Fri, 01 Aug 2008 14:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>VII. UN ENTRAÎNEMENT PARTICULIER</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/25/9427617.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/25/9427617.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427617/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/25/9427617.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maiko entra dans la remise du gymnase. L’entraînement après les cours avait été particulièrement dur et toutes les filles s’étaient dépêchées de rentrer chez elles. Seule Maiko était restée à l’école. Il faisait déjà nuit noire dehors, et la seule lumière de la salle filtrait à travers un carreau très haut sur sa droite. Elle pouvait deviner plus que réellement voir les empilements de chaises dans le fond, les paniers pour les ballons, les tapis pour la gym. Au centre, dans un espace dégagé comme par un fait exprès, elle vit les barres de traction et ce qui semblait être une longue poutre posée sur des tréteaux. Elle sursauta en entendant la voix du professeur, derrière elle. Elle se retourna, parvint à bafouiller une de ces phrases japonaises qui n’ont pas vraiment de sens mais qui sont tout de même très polies. Le professeur s’approcha d’elle, elle pouvait sentir son odeur, même au milieu de cette pièce poussiéreuse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Grand et bien bâti, il portait le même survêtement que d’habitude, sa casquette vissée sur la tête. A la main il avait un lourd sabre composé de lamelles de bambou, semblable à ceux qu’on utilise au kendo. Elle avait, comme toutes les autres filles de sa classe, entendu parler des punitions infligées par le professeur à l’aide de ce genre de sabre. Il lui fit signe de se retourner et de s’approcher du centre de la pièce. Rougissante, elle ressentit une étrange chaleur dans son ventre à l’idée de se savoir seule avec lui. Elle sentait son regard, derrière, se poser sur ses bras nus, suivre la courbe de son dos moulé par son T-shirt, s’attarder sur ses reins et sur ses fesses serrées dans ce shorty qui était toute sa tenue de sport.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Nous allons commencer par des exercices sur la poutre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maiko, effrayée par le ton de la voix, suivit les instructions une à une. La poutre faisait bien trois mètres de long pour un tout petit peu plus d’un mètre de haut. La barre de bois posée sur les tréteaux était étroite, douce, comme polie par des années d’usage. Montant dessus à califourchon, Maiko parvint à y trouver un équilibre précaire. Elle entendit le professeur s’approcher d’elle et lui souffler la marche à suivre :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Tu ne sais pas utiliser ton ventre, c’est pour ça que tu échoues. Cet exercice, je l’ai créé pour toi, alors écoute bien ! Tu dois avancer sur toute la longueur, sans t’aider de tes mains, simplement en utilisant la force de ton ventre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Maiko tourna un visage implorant vers son professeur, mais la seule réponse de celui-ci fut de faire tournoyer son sabre de bambou. Au bord des larmes, l’adolescente se tourna vers l’extrémité, si lointaine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle essaya d’avancer, mais c’était affreusement difficile sans point d’appui autre que son entrecuisse. Elle tenta de se projeter en avant, manqua perdre l’équilibre et se rattrapa in extremis avec ses mains. Un hurlement rauque jaillit derrière elle. Pétrifiée, elle le laissa faire quand il saisit ses bras et les attacha vigoureusement dans son dos. Quand elle reprit ses esprits, il était trop tard. Elle supplia en vain, les yeux mouillés de larmes, se tordant pour faire face à son bourreau. Un premier coup s’abattit sur ses fesses à peines protégées par le shorty de nylon. Il n’était pas très fort mais il la fit sursauter. Avec un effort surhumain, elle parvint à franchir quelques centimètres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pantelante, elle entendait le professeur tourner autour d’elle mais elle n’osait pas le regarder. Il criait, lui ordonnant d’avancer, elle attendait tête baissée. Tout d’un coup elle le sentit tout près d’elle. Elle leva des yeux pleins d’espoir, mais ne trouva qu’un regard dur face à elle. Il tendit les mains. Malgré les cris de Maiko, les doigts fouillèrent ses vêtements, libérèrent le T-shirt et le soulevèrent jusqu’au niveau de sa poitrine puis, dans un même geste écartèrent les bonnets de son soutien-gorge, dévoilant ses seins. Le professeur se recula, admirant le lustre des deux globes de chair. Bien qu’encore assez petits, les seins de la jeune fille pointaient avec orgueil leurs tétons foncés. Ils s’arrondissaient joliment par en dessous en évoquant le galbe d’un fruit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— S’il vous plaît, je vous en supplie...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La voix de Maiko était devenue un miaulement, doux et bas. La réponse fut cinglante :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Avance, maintenant !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y avait dans la voix du professeur une chaleur que Maiko ne lui connaissait pas, comme un feulement de fauve. Honteuse, elle reprit sa reptation. Dans cette salle poussiéreuse on n’entendait que les craquements du bois tandis qu’elle lançait son bassin en avant, encore et toujours. Elle serrait les dents pour ne pas gémir, pour ne pas pleurer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle gardait la tête haute, regardant droit devant en tentant d’oublier ses seins qui allaient et venaient, là juste sous son menton. Mais son corps la trahissait. Le frottement de l’étoffe sur la poutre, dans son entrecuisse, ne pouvait être ignoré. Et lentement, elle sentit une excitation sourdre entre ses cuisses. Son ventre se réveillait au rythme des coups de reins qu’elle donnait pour se déplacer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le professeur s’était mis tout au bout du tréteau, le visage sévère, les yeux fixés sur le point de friction, là où le bas-ventre de sa victime glissait sur la planche usée. Elle baissa les yeux. Au-delà de ses deux seins, tout en bas, elle pouvait voir le shorty bleu en train de bâiller, dévoilant une culotte blanche trempée par l’effort, mouillée par la caresse du bois à travers le tissu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Regarde devant toi ! Courage ! Il ne reste qu’un mètre.&lt;br /&gt;— S’il vous plaît. Ne regardez pas ! J’ai trop honte !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il la regardait pourtant, en se passant la langue sur sa lèvre inférieure comme s’il suçait un bonbon. Elle baissa les yeux, mais le sabre de bambou fouetta l’air à quelques centimètres de sa peau. Elle se reprit tout de suite, regardant droit devant elle alors que le professeur approchait. Qu’importe, même sans le voir elle sentait le tissu de la culotte suivre le même chemin que le shorty. A chaque centimètre qu’elle parcourait, la culotte bâillait un peu plus, jusqu’à ce qu’elle sente la peau douce de son sexe en contact avec la planche. Elle gémit et baissa à nouveau les yeux. Elle regarda hébétée la moitié de son sexe fendu par la culotte, avec à droite la couronne de poils, poisseux de sucs et de sueur. Le professeur cria, elle bougea la tête en signe de dénégation, même si elle ne savait plus très bien à quoi elle disait non.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le sabre tomba comme une grêle sur sa croupe, la faisant bondir à chaque fois un peu plus en avant. Le professeur était comme transfiguré, distribuant les coups avec rigueur et rapidité, sans s’émouvoir des cris ni des pleurs. Elle parcourut le dernier mètre sous cette pluie de coups, criant de douleur, laissant sur la planche une traînée de sueur mêlée à ses sécrétions. Sa culotte cisaillait en deux sa fente, excitant durement son clitoris tandis que ses lèvres étaient sollicitées à chaque mouvement. Le professeur frappait toujours, marquant cette croupe avec son sabre de bois, sans même prendre le temps de respirer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin elle arriva au bord du tréteau. Brusquement elle éclata en un long sanglot, humiliée, vaincue. Alors la réaction du professeur la surprit : il la prit dans ses bras. Elle se laissa aller, confiante. Toutes les souffrances infligées se transformèrent en une intense chaleur dans son sexe. Naturellement, sans qu’elle ait besoin d’y penser, elle leva son visage où les larmes coulaient encore et ils s’embrassèrent. Maiko avait souvent rêvé de cet instant où un garçon prendrait ses lèvres, mais jamais elle n’aurait cru que cela puisse être aussi doux et en même temps aussi cruel.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/18/9427609.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/08/01/9427625.html&quot;&gt;Suivant&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 25 Jul 2008 14:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>VI. ANGELA</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/18/9427609.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/18/9427609.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427609/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/18/9427609.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt; Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Seiji avait fini sa tournée avec le bas du tableau. Le racolage étant interdit au Japon, seules les étrangères acceptaient de le faire, et encore à leurs risques et périls. Deux, trois filles faisaient discrètement le trottoir ce soir-là et Seiji s’approcha de l’une d’elles, une Chinoise au visage encore enfantin et qui se faisait appeler Mei-Ling. Elle travaillait en général à domicile, ce que les publicités dans les boîtes aux lettres appelaient &amp;quot;&lt;em&gt;delivery health&amp;quot;&lt;/em&gt;, mais quand la soirée était calme, son souteneur l’envoyait tapiner. Elle semblait tout droit sortie d’un roman de Mian-Mian avec son visage très blanc et son maquillage épais. Elle portait une robe chinoise fendue si haut qu’on ne pouvait pas manquer la dentelle rouge de sa culotte. Elle adressa à Seiji un sourire désarmant, dévoilant ses dents, petites et régulières. Il bougonna :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— T’as pas vu Angela ?&lt;br /&gt;— Non. C’est privé ou professionnel ? Parce que si c’est privé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Lâche l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Habituée aux rebuffades du fait de sa nationalité,Mei-Ling haussa gracieusement les épaules et arrondit ses lèvres charnues en une moue délicate. Seiji était sur le point de tourner les talons quand Angela apparut à la porte de l’immeuble derrière lui. Il lui fit un petit signe et elle répondit par un sourire qui sembla s’étendre à tout son corps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;208&quot; width=&quot;130&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Angela&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/14/427832/26666031.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Elle marcha vers lui en balançant les hanches. Ses jambes étaient nues, elle ne portait qu’un short en jean extra-mini et un T-shirt à col rond, de couleur claire, et si court qu’il laissait voir son nombril. La blancheur du vêtement contrastait avec le brun de sa peau. Son visage était typique des beautés philippines, les yeux grands et expressifs surmontés de longs cils arqués, un nez aplati au-dessus d’une bouche large et pulpeuse. Elle s’adossa au mur à côté de lui et il sentit son parfum, musqué, avec derrière une note animale : l’odeur d’une femme qui sort du lit de son amant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Tu veux monter ? Pour toi je fais un prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était une blague entre eux. Il la suivit sans un mot et poussa la porte qu’elle avait empruntée deux minutes plus tôt. L’accès donnait sur un long couloir éclairé par une lampe à néon blafarde. Elle poussa une porte de fer et se retrouva dans un autre immeuble. C’était là que les filles de Seiji emmenaient leurs clients, le plus souvent des gens trop pressés pour faire ça au &lt;em&gt;love hotel&lt;/em&gt;. Angela se retourna pour lui faire un clin d’oeil et l’invita à monter dans un sabir mêlant mots japonais et accent philippin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chambre était triste et nue. La lumière basse, teintée de mauve, donnait au lieu une ambiance de grotte. De petits haut-parleurs diffusaient une musique américaine où dominaient les basses. Le rythme des percussions sembla immédiatement se transmettre à la fille, et elle retira son short en se balançant lascivement de gauche à droite. Seiji ignora royalement le lit posé à même le sol et s’assit sur l’étroit tabouret qui traînait dans un coin. Angela lui tournait le dos et farfouillait dans un meuble bas. Il la regardait, admirant ses fesses couleur de pain grillé séparées par la ficelle du string. Elle finit par se retourner, un préservatif encore dans son emballage au coin des lèvres. Elle souriait, Seiji éclata de rire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Pas ce soir, chérie, suce-moi, ça suffira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une moue un peu moqueuse, elle posa la capote sur le meuble et tomba à genoux. Elle s’approcha de lui à quatre pattes en le regardant droit dans les yeux. Une mèche brune tombait sur le côté de son visage, elle se pourléchait les lèvres en grognant doucement. Seiji sentit son désir monter tandis qu’il fouillait ses poches. Il en sortit son téléphone portable et pressa le bouton &amp;quot;photo&amp;quot;. Toujours à quatre pattes, elle arriva à ses genoux et repoussa le portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— J’aime pas la photo, toi toujours faire photo et pas penser à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il referma le cellulaire à regret. Elle s’était mise à genoux sur la moquette rase et était en train d’ouvrir sa braguette et d’extraire son sexe du caleçon. Le membre était déjà un peu gonflé dans sa main mais elle gronda :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Tu vois. Tu fais la photo et tu bandes pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rejeta sa tête en arrière et retira son T-shirt. Sa poitrine se balançait en dessous, à peine tenue par un soutien-gorge si échancré que l’on voyait ses tétons. Elle le retira d’un geste et prit ses seins dans ses deux mains en penchant la tête sur le côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Tu veux baiser mes nichons ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se contenta de se caresser sans rien dire. Elle écarta cette main importune d’une tape et prit la verge maintenant raide entre ses doigts. La voracité d’Angela en faisait l’une des meilleures gagneuses de ce coin de la ville. Elle aimait la baise et son agressivité sexuelle, en rupture complète avec la soumission habituellement un peu nunuche des Japonaises, plaisait beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était en train de travailler de sa langue et de ses lèvres, titillant la verge sur toute la longueur avant de la prendre dans sa bouche et de la couvrir de salive. Satisfaite par la rigidité du membre, elle le coinça entre ses deux seins et Seiji grogna de plaisir en sentant la douceur du sillon qui emprisonnait son membre humide. Angela baissa la tête, bouche ouverte, et cracha sur ses seins. Elle les serra une fois qu’ils furent luisants de salive et commença à bouger tout son corps de haut en bas en murmurant en espagnol, grondante comme une lionne. De temps en temps elle donnait des coups de langue sur le gland qui apparaissait et disparaissait entre les deux globes de chair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seiji s’était mis à haleter. Relâchant ses seins, Angela libéra la verge et la prit dans sa bouche presque entièrement, aspirant fortement tout en bougeant la tête d’avant en arrière. Ses doigts fouillaient la braguette de Seiji pour en extraire les testicules et les malaxer délicieusement. Elle sentit le garçon prêt à jouir et sortit brusquement le sexe de sa bouche dans un &amp;quot;pop&amp;quot; sonore. Reculant la tête, elle mit son buste en avant tout en le branlant vigoureusement. Ses efforts furent vite récompensés et le membre cracha un sperme épais sur les seins offerts, le blanc de la semence contrastant avec le brun de sa peau nue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pantelante, elle attira à elle une boîte de mouchoirs en papier et la tendit à Seiji. Il s’essuya pendant qu’elle faisait de même avec sa poitrine. Elle le regarda se rhabiller. Il s’apprêtait à partir quand elle lui tira sur la manche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Merci, mon beau. Avec toi toujours c’est bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui fit un clin d’oeil et sortit. Il souriait, la journée avait été bonne. Dans la poche de sa veste il y avait la recette collectée pendant la nuit, il ne lui restait plus qu’à déposer le tout dans le coffre de son bureau et il pourrait aller chercher Yu-Chan.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/11/9427595.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/25/9427617.html&quot;&gt;Suivant&lt;/a&gt;
&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Fri, 18 Jul 2008 13:56:00 GMT</pubDate></item><item><title>V. L’HÔTEL PAPION</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/11/9427595.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/11/9427595.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427595/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/11/9427595.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Daniel sentit son portable vibrer. Il n’avait pas bougé du café, s’amusant à observer les clients autour de lui. Un unique message clignotait sur l’écran : « Je suis à l’endroit habituel, je t’attends. Kasumi. » Suivait une myriade de petites icônes : des cœurs, des clins d’œil, des smileys, tous bien sagement en ligne comme à l’école. Daniel prit ses affaires et sortit. Dehors la nuit était fraîche. Il serra le col de sa veste et alla tout droit à la gare, se retournant parfois pour vérifier qu’il n’y ait pas un de ses élèves dans la rue. Il avait rencontré Kasumi un mois plus tôt, à l’école. Elle était venue pour entretenir son français et il avait tout de suite été attiré par sa silhouette altière et ses yeux brillants pleins de promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand elle l’avait invité à prendre un café un midi, il avait hésité : le règlement interdisait formellement aux professeurs d’entretenir quelque relation que ce soit avec leurs élèves. Il s’était finalement laissé convaincre. Elle lui avait donné un second rendez-vous, au cinéma cette fois, et à leur troisième rencontre elle lui prenait la main pour le conduire à l’hôtel. Depuis, ils se voyaient régulièrement, en général dans des quartiers animés, et surtout loin de l’école. Elle y était toujours inscrite, même si Daniel ne l’y avait jamais vue depuis qu’ils sortaient ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prit un train plein à craquer de &lt;em&gt;salarymen &lt;/em&gt;abrutis de fatigue, heureux que ce ne soit que pour trois stations, et se dépêcha à l’arrivée de sortir de la gare. Il reconnut Kasumi de loin, très droite dans son costume sombre : veste noire, chemisier blanc, jupe droite descendant sous le genou, collants clairs, chaussures à petits talons. Elle ne l’avait pas encore aperçu et il prit le temps de détailler son visage pensif. Elle avait des yeux très noirs, assez écartés. Son nez était petit. Sa bouche, petite elle aussi, avait une forme de coeur adorable. Il s’approcha d’elle en souriant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Ça fait longtemps que tu m’attends ?&lt;br /&gt;— Non, pas trop longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec elle il ne parlait que français, et de toute manière il aurait été bien incapable de communiquer en japonais avec qui que ce soit. Au début de leur relation il la reprenait quand elle faisait des fautes mais c’était devenu trop astreignant, et puis elle n’aimait pas trop être coupée en pleine conversation pour de sombres histoires de syntaxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se dirigèrent vers le quartier au sud de la gare où s’entassaient les hôtels pour couples. Daniel profita de l’obscurité de la ruelle pour lui prendre furtivement la main. Elle le laissa faire en souriant. Ils passèrent plusieurs hôtels aux enseignes prometteuses comme &lt;em&gt;Amore &lt;/em&gt;ou &lt;em&gt;Vénus &lt;/em&gt;et finirent par s’arrêter devant un grand bâtiment. Les néons annonçaient fièrement son nom : &lt;em&gt;Papion&lt;/em&gt;. Ils entrèrent. Daniel avait à chaque fois l’impression de pénétrer dans une église, ou bien dans la salle d’attente d’un cabinet de dentiste, enfin dans un endroit où se déroulent des choses mystérieuses et où l’on ne parle qu’à voix basse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A gauche dans l’entrée, un large panneau détaillait toutes les chambres libres, avec une photo et le prix demandé. Kasumi appuya prestement sur le bouton situé sous la photo d’une des chambres et entraîna Daniel au fond du hall. La vieille réceptionniste attendait, le visage caché derrière un store ; seules ses mains, ridées et couvertes de taches brunes, étaient visibles. Elle croassa le numéro de la chambre et le prix, juste à titre de vérification, et encaissa l’argent que Kasumi lui tendit sans rien dire. Elle lui donna la clé et les deux jeunes gens prirent l’ascenseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque porte était décorée d’un papillon de couleur différente. Il avait fallu du temps à Daniel pour réaliser que le nom de l’hôtel, &lt;em&gt;Papion&lt;/em&gt;, était en fait une déformation du mot français « papillon ». La chambre était très grande, et surtout totalement insonorisée, un véritable luxe dans un pays comme le Japon. Dans cette pièce, les couples, légitimes ou non, pouvaient crier sans craindre les réactions des voisins, des enfants, voire d’éventuels parents vivant sous le même toit. C’étaient des hôtels dédiés à l’amour physique, et les Japonais ne s’étaient pas trompés en les appelant &lt;em&gt;love hotel&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Kasumi ôta ses chaussures d’un geste rapide et trottina sur la moquette vers la salle de bain. Daniel était encore en train de lutter avec un lacet rétif quand il entendit l’eau couler : elle remplissait le jacuzzi pour « après ». Il alla droit vers le lit, gigantesque, avec sur une tablette un cendrier et quelques préservatifs pour les couples distraits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kasumi le rejoignit. Elle avait un regard étrange, comme un trouble voilant le noir de ses yeux. Daniel enlaça la jeune fille. Elle lui arrivait un peu au-dessus des épaules. Déjà, il sentait son désir pointer douloureusement, entravé par son pantalon. Dans la lumière tamisée de la chambre il ne distinguait qu’imparfaitement le visage tourné vers lui, mais il sentait le corps palpiter entre ses bras. Kasumi noua ses mains dans son dos et entrouvrit légèrement sa bouche. Il ne résista pas à l’appel et souda ses lèvres aux siennes. C’était chaud et doux. La première fois qu’ils avaient fait l’amour elle n’avait pas vraiment répondu à ses baisers, d’ailleurs étaient-ce seulement des baisers ? Elle avait gardé les lèvres fermées, et il avait dû forcer le passage pour faire entrer sa langue dans sa bouche. Que de progrès depuis ! Ce soir elle répondait à ses sollicitations, les devançait même. Elle pointait sa langue contre la sienne, buvait sa salive, et éveillait en lui un désir de conquérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain affamé de chair, il eut envie de la voir nue, tremblante dans ses bras. Sa bouche toujours collée à la sienne, il commença à faire glisser les vêtements de son amie qui le repoussa doucement. S’écartant de lui, elle retira sa veste qu’elle posa soigneusement sur le dossier d’une chaise avant de défaire un à un les boutons de son chemisier. Daniel la regarda faire un instant avant de se déshabiller lui aussi. Elle avait fini de plier sa jupe et elle retirait son collant, la poitrine encore cachée par son soutien-gorge. Il s’approcha d’elle mais elle s’échappa vers le lit en gloussant et alla se réfugier sous les draps. Il eut tôt fait de la rejoindre. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9427499.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/18/9427609.html&quot;&gt;Suivant&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 11 Jul 2008 13:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>IV. LE MÉTIER DE SEIJI</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9427499.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9427499.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9427499/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9427499.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De son côté, Seiji reprit sa tournée dans le quartier de la gare. Tous les mois, il passait dans les différents établissements &amp;quot;protégés&amp;quot; par son clan &lt;em&gt;yakuza&lt;/em&gt;. Quand on lui demandait ce qu’il faisait dans la vie, ce qui était rare étant donné l’évidence de ses liens avec la mafia, il répondait qu’il travaillait dans le &amp;quot;divertissement&amp;quot;. Les filles lui sourirent quand il entra dans le bar. Le lieu était géré par un Chinois qui payait tous les mois pour éviter que la famille ne mette le nez dans ses affaires. Il s’occupait seul de trouver les filles, d’ailleurs pas nécessairement des prostituées. Certaines étaient strictement des entraîneuses qui faisaient boire et consommer les clients sans jamais les ramener chez elles. D’autres faisaient des pipes de manière occasionnelle, avec les habitués qu’elles aimaient bien. Et puis il y avait une petite minorité de vraies prostituées, que quiconque pouvait sauter à condition d’y mettre le prix. C’était d’elles surtout qu’il fallait s’occuper. Seiji alla s’asseoir au bar, et fit signe à la barmaid :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Il est là, Wang ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n’était pas son vrai nom, mais puisqu’il était Chinois, tout le monde partait du principe qu’il devait avoir un nom comme ça. La fille secoua la tête :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Non, mais il a laissé ça pour toi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle lui tendit une enveloppe. Seiji y jeta un coup d’œil. Il n’aimait pas trop passer par des employés pour récupérer le fric, cela aurait pu paraître un manque de respect de la part de Wang. Il se promit de lui en toucher un mot la prochaine fois qu’il le verrait. L’air maussade il se tourna pour faire face à la salle. Il tiqua en croisant le regard du vieux Hayashi. Ce dernier, tout pâle, faisait déjà mine de se lever. En un instant Seiji était à son niveau et faisait signe à la fille à ses côtés de déguerpir. Le vieux eut l’air de vouloir la suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Reste ici, grand-père, il faut qu’on parle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa voix était grondante, il dominait le vieux de toute sa taille, sa crinière blonde ondulant autour de son visage devenu dur. Il le repoussa au fond du box et s’assit à côté de lui, se servant sans ambages dans le paquet de cigarettes qui traînait sur la table encombrée. Il dévisagea le vieux et fit claquer son briquet.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Tu dois un paquet de fric à la famille, tu sais.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’autre se contenta de baisser la tête par à-coups, les yeux rivés sur ses genoux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Et tu viens ici claquer ton jaune. Il vient d’où, ce pognon ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vieux restait silencieux. Il avait contracté des dettes : les courses de chevaux. Il avait cru se refaire plusieurs fois, mais à chaque fois le satané bourrin finissait par le mettre sur la paille. Pour l’heure il était tricard chez le bookmaker, un triste bureau dans un immeuble voisin. Ce qu’il ignorait, c’est que ce bar à entraîneuses était sous la protection de la même famille de yakuza.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Alors, grand-père, comment tu vas faire ? T’as combien sur toi ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hayashi savait que ça devait finir comme ça. Dans sa poche il y avait une poignée de billets de 10 000 yens, encore dans l’enveloppe qu’on lui avait donnée à la sortie du travail. C’était sa prime, il pensait oublier un peu, boire et puis, avec ce qui restait, il aurait négocié un échelonnement de sa dette. Avec lenteur il tendit l’argent au garçon qui compta les billets sans pudeur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Y a pas assez. Avec les intérêts ça doit faire au moins le double.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vieux corrigea la phrase intérieurement : &amp;quot;Avec la commission que ce voyou veut prendre, il faut encore le double.&amp;quot; Seiji tira sur sa cigarette, inspirant la fumée avec plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Tu sais ce qu’on va faire ? Tu vas t’envoyer en l’air ce soir, à mes frais. Et puis demain j’irai te voir à ton boulot, histoire qu’on parle. T’es toujours gardien dans le grand magasin, non ? &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vieux baissa la tête. Seiji écrasa sa cigarette et fit signe à la fille qu’il avait fait partir quelques minutes plus tôt. Elle attendait, boudeuse. Il la prit par le poignet quand elle s’approcha enfin et glissa la main dans son décolleté. Hayashi vit le dégoût que Seiji inspirait à l’hôtesse mais elle se laissa faire. Le garçon la pelota un moment puis glissa un billet dans son sous-vêtement. Il s’éloigna ensuite sans un regard en arrière, il avait encore du monde à aller voir. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9417614.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/11/9427595.html&quot;&gt;Suivant&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 04 Jul 2008 05:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>III. UNE FIN DE JOURNÉE À TOKYO - Part. 2</title><dc:creator>antoinemisseau</dc:creator><link>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9417614.html</link><comments>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9417614.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tokyorhapsodie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9417614/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/06/27/9417614.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;em&gt;Extraits du roman &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Tokyo Rhapsodie&lt;/a&gt; aux éditions &lt;a href=&quot;http://www.lamusardine.com/BOU2/bin/accueil.cgi&quot;&gt;la Musardine&lt;/a&gt;, cliquez &lt;a href=&quot;http://antoinemisseau.canalblog.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; pour en savoir plus...&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au fond du café, les deux lycéennes continuaient de piailler. La plus grande, Maiko, avait en effet une grande nouvelle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Et donc elles m’ont désignée comme capitaine de l’équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yu-Chan, plus petite mais aussi plus vive, avait le visage empourpré de joie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— C’est formidable. Tu te rends compte ? En plus vous êtes presque en finale départementale...&lt;br /&gt;— Quart de finale.&lt;br /&gt;— On s’en fiche, c’est génial !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maiko se taisait. Soudain elle regarda l’heure sur son portable et commença à ramasser ses affaires. La plus petite voulut la retenir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Quoi, tu pars déjà ?&lt;br /&gt;— Ecoute, je suis vraiment désolée, mais j’ai encore un entraînement de volley. Tu sais le match est pour bientôt...&lt;br /&gt;— Je sais, je sais, et puis le professeur est si sexy...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maiko rougit jusqu’aux oreilles. Yu-Chan éclata de rire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Allez, je te charrie !&lt;br /&gt;— Non, c’est pas ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle regarda à droite et à gauche pour voir si quelqu’un écoutait. Dans le café, personne ne semblait se préoccuper d’elles mais Maiko baissa tout de même la voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Il m’a demandé de rester après l’entraînement pour une séance de perfectionnement.&lt;br /&gt;— C’est formidable !&lt;br /&gt;— J’ai peur, tu sais, je ne suis pas au niveau et il n’arrête pas de me dire que je ne sais pas utiliser la force de mon ventre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yu-Chan essaya de remonter le moral de son amie mais, comme tout le monde, elle avait entendu des histoires horribles sur le professeur. Il obtenait de bons résultats, l’équipe ne serait probablement pas éliminée avant la finale, mais on murmurait dans l’école que c’était au prix d’un régime quasi-militaire pour les joueuses, sans parler des rumeurs de violences physiques sur certaines filles. Maiko s’apprêtait à partir et, dans un grand geste, Yu-Chan l’étreignit, la serrant très fort avant de la relâcher. Maiko était toute raide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain conscientes des regards sur elles dans le café, elles sortirent en courant, dans un envol de jupes. Elles se séparèrent à la gare. Maiko reprit le chemin du lycée et Yu-Chan celui du restaurant où elle allait travailler trois fois par semaine. Il se trouvait dans le quartier chaud près de la gare et Yu-Chan devait remonter une ruelle éclairée par des flaques de néons aux couleurs criardes pour l’atteindre. Elle venait de passer le &lt;em&gt;pachinko &lt;/em&gt;qui déversait un tonnerre de décibels dans la rue. Elle s’apprêtait à tourner à droite, dans l’impasse du restaurant quand, une voix l’appelant par son nom la fit sursauter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Yu-Chan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;167&quot; width=&quot;164&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/03/427832/26665985.jpg&quot; alt=&quot;Seiji&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Elle se retourna, soudain craintive. Dans l’ombre, il y avait le visage grimaçant de Seiji.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— C’est toi ? Tu m’as fait peur ! Tu sais que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que son petit ami avait déjà collé son visage au sien et qu’il l’attirait à lui, dans l’ombre. Elle se débattit un peu pour se figer bientôt, raidie, en sentant sa langue se glisser dans sa bouche. La main droite de Seiji la plaquait fermement contre lui tandis que la gauche se glissait sous sa jupe, montant vers le dérisoire obstacle de nylon protégeant son intimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Pas ici ! Mais qu’est que tu fais ? Je suis déjà en retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’arrivait à parler que par saccades, Seiji la tenait tout près de lui, caressant le haut de ses cuisses et la peau sous l’échancrure de sa culotte. Il finit par la lâcher en souriant et sortit une cigarette de sa poche. Un instant la flamme du briquet éclaira un visage tout en longueur, le menton couvert d’une barbe clairsemée. Il portait trois anneaux à l’oreille gauche : un zirconium, une minuscule tête de mort en métal et une petite croix en or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Je viens te chercher à dix heures, je te ramènerai après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yu-Chan gloussa. Seiji avait beau être son petit ami, ils se voyaient rarement. Il était très occupé, même si elle n’était pas vraiment sûre du travail qu’il exerçait. Elle le regarda s’éloigner, une silhouette dans un manteau blanc, tellement chic, tellement sexy. Soudain elle se souvint qu’elle était en retard et partit en courant vers la porte du restaurant.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Tokyo-Rhapsodie-Antoine-Misseau/dp/2842713583/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219743670&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;&lt;img height=&quot;127&quot; width=&quot;79&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;tokyorhap_icone&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/63/427832/26665888.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/06/19/9417584.html&quot;&gt;Précédent&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/03/01/9417883.html&quot;&gt;Titres&lt;/a&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://tokyorhapsodie.canalblog.com/archives/2008/07/04/9427499.html&quot;&gt;Suivant
&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 27 Jun 2008 04:17:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>